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Protocole de suivi après reconstruction du LCA Accueil > Thèmes > Entorse de Genou > Rupture du LCA > Protocole de suivi postopératoire > Protocole général 1. L’interventionL’intervention a pour but de remplacer le ligament croisé antérieur rompu par un greffon tendineux et ainsi stabiliser le genou. Dans la technique de Kenneth-JONES, on prélève sur le genou du patient un greffon comportant une bandelette prise à la partie médiane du tendon rotulien avec à chaque extrémité, un fragment osseux venant du tibia et de la rotule. Une fois prélevé, ce greffon est passé par des tunnels osseux dans le tibia et le fémur, de manière à restituer précisément l’anatomie normale du ligament croisé antérieur. Les blocs osseux sont fixés par des vis spéciales. Ils fusionneront ensuite avec l’os environnant. Dans la technique du DIDT, le greffon est prélevé au dépens des tendons du droit-interne et de demi-tendineux qui passent à la face interne du genou. Il n’y a pas de blocs osseux et la fixation se fait directement sur l’os par différents moyens (agrafes, vis…) Le transplant ligamentaire va subir ensuite un processus naturel de remodelage pendant environ 9 mois à 1 an durant lesquels un certain nombre de précautions sont à respecter. D’autre part, les performances fonctionnelles du genou ne dépendent pas que de la solidité des ligaments, mais aussi de la souplesse articulaire ainsi que de la force, de l’élasticité et de la vitesse de réaction des muscles. C’est pourquoi un programme de suivi médicalisé de la rééducation et du réentraînement sportif est proposé. Ce programme a pour but de dépister précocement d’éventuels incidents qui pourraient compromettre le résultat de l’intervention et d’optimiser la rééducation en fonction de l’état du genou et de l’évolution des performances fonctionnelles. 2. Phase d’hospitalisation
La durée d’hospitalisation est en moyenne de 4 à 7 jours. Les drains de Redon sont ôtés à 48 H. Un traitement anticoagulant par HBPM est mis en place pour 21 jours avec contrôle des plaquettes 1 fois par semaine. Au cours de l’hospitalisation, un livret de suivi et une prescription de kinésithérapie à raison de 2 à 3 séances par semaine sont remis au patient. 2. Kinésithérapie :Pendant l’hospitalisation, la kinésithérapie s’attache à récupérer l’extension, la flexion et le verrouillage du genou ainsi que l’apprentissage de la marche avec aide. La mobilisation du genou s’effectue dès J1 et le lever avec cannes à J2. 3. Phase de réadaptation à la vie quotidienne (6 premières semaines)Un examen clinique médical est effectué à 3 semaines par le médecin de Médecine Physique et Réadaptation (MPR). Il permet d’évaluer les progrès en terme d’autonomie de marche, de mobilités, d’évaluer l’épanchement, l’amyotrophie et l’état de la cicatrice et de dépister d’éventuelles complications (thrombophlébite, algodystrophie, …). Les souhaits du patient sont recueillis en terme d’activités professionnelles et de sports (niveau, type : pivot-contact…) La kinésithérapie est pousuivie jusqu’à 6 semaines à raison de 3 séances par semaine. Des exercices à domicile sont également effectués (cf. fiche « exercices à la phase de réadaptation de la vie quotidienne »). La kinésithérapie a pour objectifs la reprise de la marche sans aide, un genou indolore, une extension complète et une flexion active > 120°. En moyenne, la marche sans aide est reprise entre 2 et 3 semaines, la flexion dépasse 90° à 3 semaines. La kinésithérapie insistera particulièrement sur le réapprentissage de la marche sans attelle +++ associée à une rééducation analytique (récupération des amplitudes et du verrouillage du genou). 3. Phase de reconditionnement à l’effort (6 semaines à 4 mois)Au bout d’un mois à 1 mois 1/2, le genou a récupéré suffisamment de mobilités (au moins 0/120°) et de force pour pouvoir arrêter la kinésithérapie. La marche doit être normale. La phase de reconditionnement à l’effort peut commencer. Il ne s’agit pas encore d’une véritable reprise du sport mais de permettre d’acquérir une condition physique de base. Entre 2 et 4 mois, le genou reste sensible aux efforts et est vite sujet au surmenage. Le renforcement musculaire effectué à cette période entraîne souvent une réaction inflammatoire du genou qui devient chaud, douloureux et gonflé. De plus, ce renforcement est souvent inefficace à ce stade. De plus, le transplant est encore dans sa période de fragilité. La prudence reste de mise et le programme n’est entrepris que si genou est sec et indolore. Il consiste à la reprise du vélo d’appartement, 3 fois par semaine (cf. fiche réadaptation sportive) associée à des exercices à domicile pour continuer à récupérer les mobilités et l’équilibre. La reprise du travail s’effectue en moyenne pour un travail sédentaire (bureau et conduite automobile) à 1,5 mois, pour un travail actif (marche et position debout prolongés) à 2 mois et pour un travail physique après 3 mois. Un bilan médical est effectué à 6 semaines avec examen programmé du genou :
Le programme de reconditionnement est donné au patient. 4. Phase de réadaptation sportive (4 à 6 mois)
5. Phase de réadaptation sportive (6 à 1 an)
5. Phase de réadaptation sportive (6 à 12 mois)Après 6 mois, la kinésithérapie est remplacée par une réadaptation sportive en salle et sur le terrain. Une progression dans la reprise des sports est donnée en fonction de la récupération du genou. Les sports d'endurance sont d'abord repris puis les sports plus contraignants mais sans contact physique, enfin les sports dits "pivot-contact" sont repris entre 9 mois et 1 an avec l’accord du médecin (cf. fiche " Conseils de reprise du sport "). 6. Critères de reprise sportive :
Pages complémentaires :Programme
de suivi et de rééducation après chirurgie du
LCA [Rééducation
après reconstruction du ligament croisé antérieur
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