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Accueil > Cheville > rupture du tendon d'Achille > Traitement

Rupture de tendon d'Achille - Traitement

Le problème principal qui se pose devant toute rupture du tendon d'Achille est de savoir s'il faut opérer ou non. L'objectif de cette page est de donner des informations sur les différents traitements possibles.

1) le traitement initial

Lors d'une rupture du tendon d'Achille, il est naturel de penser que seul un traitement chirurgical va pouvoir permettre de réparer le tendon. Cependant, ce traitement chirurgical n'est pas le seul traitement et on peut très bien faire cicatriser un tendon d'Achille sans intervention.

a) Le traitement non-opératoire ou orthopédique

L'avantage du traitement non-opératoire est qu'il supprime tous les risques liés à l'anesthésie et à l'intervention, en particulier les risques d'infection cutanée. L'inconvénient majeur un risque de rerupture du tendon d'Achille qui est plus important que le traitement chirurgical.

De nombreux protocoles existent mais aucun n'a pu faire preuve de sa supériorité. Dans ces conditions, nous préconisons une immobilisation dans une botte plâtrée ou en résine en équin sans immobilisation du genou.

b) Le traitement chirurgical

Traitement le plus satisfaisant d'un point de vue théorique puisqu'il est le seul à réparer la tendon. Cependant, il ne suffit pas à lui seul et nécessite tout de même un traitement secondaire à base immobilisation. 

 

Deux techniques sont possibles, soit la technique classique à ciel ouvert soit la technique percutanée.

a) La technique percutanée

Elle s'inspire directement du traitement non-opératoire, à savoir que les tendons cicatrisent spontanément à condition que les extrémités soient en contact l'une avec l'autre. Pour cela, on introduit un fil de fer avec une ancre à travers la peau qui va redescendre le fragment le plus haut et le rapprocher du fragment le plus bas. Le fil est ensuite ressorti à la peau et fixé grâce à un plomb. Là aussi, il faudra une immobilisation secondaire mais qui sera plus courte que dans le traitement orthopédique.

b) La technique "à ciel ouvert"

Il s'agit de la technique classique des ruptures du tendon d'Achille qui consiste à aborder le tendon par une incision cutanée et de suturer les différents brins du tendon d'Achille rompu.

Là aussi, une immobilisation est nécessaire

Les techniques chirurgicales diminuent le risque de rerupture mais exposent au risque anesthésique, cutané et infectieux.

c) Quel traitement initial choisir ?

En 2008, l'analyse de la littérature ne permet pas d'affirmer que le traitement chirurgical (classique ou percutané) est plus efficace que le traitement non-opératoire et ce, en termes des résultats globaux.

Classiquement, le traitement chirurgical est proposé aux sujets jeunes et sportifs mais sans qu'aucune étude scientifique ne vienne confirmer ou infirmer cette indication.

Actuellement, les trois traitements sont donc possibles. Il est du devoir du médecin de délivrer une information honnête, claire et compréhensible au patient sur les avantages et les inconvénients des traitements puis de décider conjointement avec le patient du meilleur traitement pour celui-ci.

Traitement Avantages Inconvénients
Non opératoire pas de risque anesthésique

pas de risque infectieux 

pas de complication neurologique

risque de rerupture (x 3)

délai de cicatrisation supérieure (# 2 mois)

Chirurgical  moins de rerupture (/ 3)

délai de cicatrisation moins long (# 1,5 mois)

risque anesthésique

risque de complications (x 30 dont infectieux x 5)

risque de complication neurologique

 

2) Le traitement secondaire

L'objectif du traitement secondaire est double  :

    - Sécuriser le tendon pendant sa phase de sa phase de cicatrisation

    - Favoriser la cicatrisation du tendon

a) L'immobilisation

C'est le traitement habituel par l'intermédiaire d'une botte plâtrée que l'on conserve pendant toute la phase de cicatrisation soit six à huit semaines.

L'immobilisation à l'avantage de mettre en sécurité le tendon en cas de faux pas ou de chute, par contre, on sait actuellement que l'immobilisation entraîne une cicatrisation de moins bonne qualité avec un certain degré de mobilisation.

b) Le traitement fonctionnel

Il s'agit d'un traitement plus récent basé sur les données scientifiques montrant que la cicatrisation tendineuse est de meilleure qualité lorsqu'il existe un certain degré de mobilité.  Ce traitement permet également une réduction de la durée du handicap liée à la rupture grâce à une reprise de la marche plus précoce. Par contre, le tendon est mal sécurisé en cas de chute.

Ce traitement demande donc une bonne coopération du patient qui doit respecter scrupuleusement le traitement.

c) Que choisir ?

Notre attitude actuelle s'inspire des 2 traitements, l'immobilisation pour sécuriser le tendon puis le traitement fonctionnel pour favoriser la cicatrisation. Il s'agit donc d'un traitement orthopédico-fonctionnel.

Le principe de traitement consiste, après la réalisation du traitement initial chirurgical ou non, de la mise en place d'une botte plâtrée ou en résine pendant trois semaines à 1 mois puis de la mise en place d'une botte amovible qui permet la reprise de la marche et de la mobilisation tout en sécurisant le tendon.

Bien sûr, la réalisation pratique du traitement dépend du traitement initial, du patient et de l'évolution du tendon.

3) En pratique

A la lecture de la littérature sur le sujet et de notre expérience, vous trouverez ci dessous les grandes lignes du traitement pour ces ruptures du tendon d'Achille

a) Traitement non-opératoire

Le traitement consiste à la mise en place d'une botte plâtrée ou en résine en équin afin de rapprocher les deux extrémités du tendon d'Achille et ce, sous contrôle échographique, pour s'assurer que les berges viennent bien en contact. Dans le cas contraire, un traitement chirurgical est proposé.

Cette botte plâtrée est mis en place pour trois semaines à 1 mois. L'appui au sol n'est pas autorisé mais la marche peut se faire avec des cannes anglaises. Une couverture anticoagulante est mise en place.

À trois semaines, si le patient respecte bien les consignes, il est mis en place une botte amovible avec réduction progressive de l'équin et reprise d'appui progressive dès que le pied est à angle droit.

La botte est alors conservée un mois à un mois et demi. Des petits exercices d'auto-mobilisation quotidiens sont effectués en dehors de la botte.

Une petite talonnette est ensuite mise dans la chaussure pendant un mois.

S'il existe une raideur de cheville ou une difficulté à la reprise de la marche, une kinésithérapie est entreprise mais aucun renforcement musculaire n'est effectué avant quatre mois.

b) Le traitement chirurgical "à ciel ouvert"

Le traitement après l'intervention est comparable traitement non chirurgical avec une botte plâtrée pendant trois semaines puis une botte amovible pendant un mois.

Des petits exercices d'auto-mobilisation quotidiens sont effectués en dehors de la botte.

Une petite talonnette est ensuite mise dans la chaussure pendant un mois.

S'il existe une raideur de cheville ou une difficulté à la reprise de la marche, une kinésithérapie est entreprise mais aucun renforcement musculaire n'est effectué avant quatre mois.

c) le traitement chirurgical percutané

Après l'intervention, une botte amovible est mise en place directement en équin pour 3 semaines. 

Des petits exercices d'auto-mobilisation quotidiens sont effectués en dehors de la botte.

A trois semaines et dès que la cheville a récupéré l'angle droit, l'appui est autorisé progressivement.

La botte amovible est enlevée au bout d'un mois 1/2 à deux mois avec une talonnette pendant encore un mois.

d) La reprise du sport

La reprise du sport suit une progression classique.

Dès que la marche est normale et que le patient peut marcher sans problème sur la pointe des pieds, il est autorisé à courir (3 à 4 mois). Il s'ensuit alors un programme de réentrainement à l'effort. Dès que la condition physique et suffisante l'entraînement spécifique et repris puis le sport initial.


Pour en savoir plus :

  •  Khan RJ, Fick D, Keogh A, Crawford J, Brammar T, Parker M.,  Treatment of acute achilles tendon ruptures. A meta-analysis of randomized, controlled trials.J Bone Joint Surg Am. 2005 Oct;87(10):2202-10

  • Twaddle BC, Poon P., Am J Sports Med. 2007 Dec;35(12):2033-8..Early motion for Achilles tendon ruptures: is surgery important? A randomized, prospective study.

  • Sorrenti SJ., Achilles tendon rupture: effect of early mobilization in rehabilitation after surgical repair. Foot Ankle Int. 2006 Jun;27(6):407-10.
  • Khan RJ, Fick D, Brammar TJ, Crawford J, Parker MJ., Interventions for treating acute Achilles tendon ruptures. Cochrane Database Syst Rev. 2004;(3):CD003674.

mise à jour 25/03/2012


Pages complémentaires :         [Rupture du tendon d'Achille - Explications]

 



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Avertissement : Tout diagnostic et traitement repose sur un examen clinique nécessitant la présence physique du patient. En conséquence, aucune consultation par l'internet ne pourra être donnée.

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